Le père du libéralisme économique n’est autre qu’Adam Smith (1723-1790). Il dispose également de la paternité de l'économie politique. Son oeuvre majeure est «La richesse des nations», ouvrage qui reste aujourd’hui le fondement de l'école classique. Il y expose sa conception du développement économique.
Pour lui, chaque individu, guidé par la quête du profit et son intérêt personnel contribue au bien être général. Les marchés et la recherche de l'intérêt personnel conduisent à l'efficacité économique. C'est la fameuse « main invisible » des marchés.
L’auteur a ainsi énoncé quelques principes.
- La régulation de la société par le marché mène à l’accroissement des richesses.
- Le libre échange et la division du travail sont des facteurs de développement.
- Le rôle de l'État doit être réduit au minimum. Son champ d’intervention doit se limiter aux fonctions régaliennes (police, armée, justice), mais aussi les activités que le marché ne peut prendre en charge parce que non rentables mais cependant profitables à l'ensemble de la société (Exemple les grandes infrastructures).
Ces thèses seront affinées et développées par de nombreux économistes Elles inspireront les dirigeants politiques du monde occidental jusqu'à la grande crise de 1929. En effet, la période d’avant crise était celle du «laisser faire». La crash économique massif de cette époque marque ainsi l’émergence du Keynésianisme. Ainsi, Keynes (1883- 1946), auteur de « La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie » va mettre momentanément au rancart les thèses du libéralisme économique. Mais il s’agit là d’un autre sujet.
Au tournant des années 70, les grandes économies vont connaître un ralentissement marqué des taux de croissance, une hausse de l’
inflation et un retour du chômage de masse.
La thèse keynésienne va ainsi être progressivement abandonnée sous le feu des critiques d'économistes comme Fredrich Hayek et Milton Friedman.
Hayek (1899-1992) estime que les politiques keynésiennes de relance économique, fondées sur l'utilisation du budget public, produisent sur le long terme à la fois
inflation, stagnation économique et augmentation du chômage.
Friedman (1912-2006) initia une pensée économique d'inspiration libérale dont les prescriptions s'opposent de front à celle de Keynes. Il remet en cause le bien fondé des politiques de relance qui, pour lui, ne peuvent que provoquer de l'
inflation contre laquelle il faut lutter. A cette fin, il proposa l'instauration d'un taux constant de croissance de la masse monétaire. Ses idées se diffusèrent progressivement et devinrent populaires parmi les milieux politiques dans les années 1980, influençant profondément les mouvements conservateurs américains. Ses idées économiques sur le monétarisme, la fiscalité, les privatisations et la déréglementation ont inspiré les politiques économiques de nombreux gouvernements à travers le monde, notamment ceux de Ronald Reagan aux États-Unis, de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, d’Augusto Pinochet au Chili, ou de Brian Mulroney au Canada. Tous d'éminents progressistes !
Ces économistes sont les inspirateurs des politiques économiques qui nous ont menés à la crise que nous connaissons aujourd'hui.
Vous l’avez compris, le libéralisme économique n'est pas une théorie récente. C'est même l’une des premières théorie économique. Elle est née en Angleterre et a accompagné le développement de l'industrialisation de ce pays.