Un article de Jacques Sapire sur le conflit géorgien :
http://www.infosentinel.com/info/news_45.htmCiter:
La crise Osséto-Géorgienne a suscité divers commentaires quant à ses causes. Dans Le Monde du 4 septembre 008, Bernard Dreano soutient l’idée que les autorités Géorgiennes seraient tombées dans un piège que Moscou leur aurait tendu, en faisant croire que la Russie était sur le point d’abandonner l’Ossétie du Sud. Inversement Bernard Henri-Levy prétend que la Géorgie aurait attaqué pour préempter une attaque russe et que 150 chars russes auraient déjà été présents en Ossétie du Sud. Cette thèse est celle utilisée par le gouvernement Géorgien qui affirme désormais que son action du 7 août fut une réaction à une entrée massive de l’armée russe via le tunnel de Roki.
En fait, on dispose désormais de bien assez d’éléments pour tenter de débrouiller le vrai du faux. Je présente ici un certain nombre d’éléments qui permettent de réfuter ces deux thèses, mais qui montrent aussi qu’il y a bien des questions encore non résolues concernant cette crise.
Celon lui l'otan savait parfaitement les capacités de réaction de la Russie dans la région
Citer:
Durant la phase préparatoire aux hostilités, deux exercices militaires majeurs ont pris place.
En Géorgie s’est tenu sous commandement américain l’exercice Immediate Response 2008 (IR-08) combinant des forces américaines (US Army et USMC), de la Géorgie, de l’Azerbaidjan, de l’Arménie et de l’Ukraine. Cet exercice s’est déroulé du 15 au 25 juillet et semble avoir considérablement accru la confiance du président Saakachvili dans ses forces armées. À la fin de l’exercice, le nombre de conseillers militaires américains (appartenant au USMC) au sein des troupes géorgiennes était de 117.
Dans le même temps, les troupes russes stationnées au Caucase du Nord (la 58e Armée) a mené, en présence d’observateurs internationaux, l’exercice Kavkaz-2, qui a impliqué des déploiements importants. Le thème de cet exercice était le déploiement rapide de troupes à haute efficacité opérationnelles pour assurer la protection d’une région menacée par une intervention extérieure. On ne pouvait plus clairement indiquer aux autorités Géorgiennes la volonté du gouvernement russe d’intervenir en cas d’attaque contre l’Abkhazie ou l’Ossétie du Sud. Le déroulement de cet exercice, qui a pris fin le 1er août 2008 a souligné le très haut degré de disponibilité des troupes opérationnelles russes, comme l’ont signalé les observateurs de l’OTAN présents.
Ces informations auraient du conduire les autorités Géorgiennes a une appréciation plus réaliste de leurs capacités militaires en cas d’opération contre l’Ossétie du Sud. La question posée est donc de savoir si les Etats-Unis ont transmis ces informations (et s’ils ne l’ont pas fait, pourquoi ?) et si elles ont été discutées au sein de la chaîne de commandement Géorgienne.
Pourquoi l'otan n'a pas revenus la Géorgie de la capacité de réaction rapide des russe dansla region? Ou, autre hypotèse, pourquois la georgie n'en a pas tenu compte?
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On est alors ramené à la question déjà posée : ces différentes manœuvres ayant été accompagnée d’observateurs étrangers et en particuliers des pays de l’OTAN on comprend mal que les autorités géorgiennes n’aient pas été averties des risques qu’elles prenaient et on comprend tout aussi mal la « surprise » des pays occidentaux face à une réaction russe qui était entièrement prévisible.
Si « piège » il y eut, il ne vint pas de Moscou.
une video :
http://www.dailymotion.com/video/x6nlp8 ... russi_news